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La guerre éditeurs-utilisateurs : un mort.

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Et la première victime est : Léo Apotheker.

Résumons pour ceux qui n’auraient pas suivi la série .

Acte 1 : SAP, se croyant invulnérable ( rappelons-le que sortir de SAP est plus cher que d’y entrer )  annonce une augmentation délirante de ses tarifs de maintenance : puisque les clients sont captifs , pourquoi se gêner?

Acte 2 : les organisations d’utilisateurs ( USF,SUGEN,CIGREF,EuroCIO…) évidemment pas consultées comme d’hab, hurlent, menacent d’actions légales ou autres, bref refusent de se laisser tondre ( si les moutons se rebiffent où va-t-on?)

Acte 3 : SAP entame une série de replis stratégiques ( on n’ augmente pas les clients allemands, on négocie de très vagues critères de performance, on propose du service à deux vitesses ) qui augmente le malaise

Acte 4 : Le PDG tombe au champ d’honneur

Pas de morale dans cette histoire mais au moins deux leçons :

La première étant qu’une réponse coordonnée des clients peut faire plier un fournisseur aussi arrogant soit-il.. encore faut-il que ces clients soient organisés et solidaires!

La seconde est qu’un PDG ne doit pas négliger le dialogue avec ses clients ….quelqu’un peut-il passer le message à Larry?

D’où viennent les nuages?

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Plus un jour sans que l’on ne parle du Cloud alors pourquoi en rajouter dans ce blog?

On a tout dit ou presque sur le technologies qui rendent le Cloud possible et sans doute viable économiquement mais je ne vois pas grand-chose sur une tendance historique de fond qui est à la base même de son succès futur.

Standardisation est un peu confus , je préfère parler de la prise de conscience des besoins commusn.

Au début, chaque entreprise voyait ses besoins comme spécifiques et j’ai moi-même développé une comptabilité et une paye spécifiques . Aujourd’hui , je pense que ce type de développement se fait rare . Il faut dire que nous, les informaticiens , essayons depuis des années de faire comprendre aux utilisateurs que, finalement, il vaut mieux se contenter d’un progiciel et accepter les petits manques logiciels plutôt que tout refaire soi-même ou, souvent pire, customiser à mort un progiciel existant!

Les anglo-saxons ont un terme pour cette réduction des ambitions : ‘good enough’ est mieux qu’un truc parfait qui ne voit jamais le jour et/ou finit par coûter très très cher .

Le cloud s’appuie sur ce changement de mentalité, lié à une réflexion sur la valeur pour l’entreprise . Quel avantage concurrentiel dans un système comptable? ou de paye?

Si le monde entier peut se contenter d’un ou deux moteurs de recherche ( vive la concurrence!) pourquoi ne pas imaginer deux logiciels de compta ou de gestion des forces de ventes, chacun avec une seule image et utilisés par des millions d’entreprises?

Pour nous, DSI, nous aurons à déterminer ce qui est vraiment différenciant : les logiciels métiers spécifiques dans leurs fonctionnalités, dans leur incarnation de la compétence spécifique de l’entreprise .. et tout le reste … dans le Cloud !

La météo est l’émission de télé la plus regardée, alors surveillons les nuages…

Les trois coups de la 3D

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Quoi de neuf au CES de Vegas?  De l’avis général la 3D et rien d’autre . L’industrie du loisir ( cinéma, TV..) développe toute la filière : les récepteurs, les lunettes, la production, la diffusion et nul doute que cela deviendra un standard dans les quelques années qui viennent .

Et pour nous? pour la vie en entreprise? Euh, pourquoi cette question? Ca ne peut servir à rien la 3D au travail, non?

Je me souviens des mêmes arguments pour ..la couleur ( rappelons à nos jeunes lecteurs que les premiers terminaux étaient monochromes ) qui était jugée complètement inutile en informatique d’entreprise.

Alors essayons quand même : la télé-présence, la navigation, la conception, la saisie d’informations spatiales…exemples d’applications qui seraient formidablement améliorées par une vraie 3D.. et j’en oublie certainement.

Mais pour l’instant, à ma connaissance, rien ne bouge, aucun projet de développer toute la chaîne 3D pour les applications professionnelles .

La conséquence est malheureusement prévisible : une fracture de plus en plus grande entre le monde numérique du consommateur et celui du travailleur .

Et une ringardisation de l’informatique d’entreprise qui sera vécue douloureusement par les informaticiens .

Alors à quand un grand programme “3D professionnelle” réunissant tous les acteurs ? Et profitant du grand emprunt? On peut rêver et en attendant allons voir Avatar.

Enfin le bug de l’an 2000

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Il est arrivé ! Certes avec 10 ans de retard ,ce qui bat la plupart des projets informatiques mais enfin il est là le bug de l’an 2000 ( ou 2010 ?) avec le blocage de dizaines de millions de cartes bancaires en Allemagne, comme quoi les Cassandre avaint bien raison !

Je ne sais pas pour vous mais moi, l’an 2000 m’ alaissé un goût un peu amer .Comme finalement rien de grave ne s’est produit j’ai senti comme un reproche de mon Directeur Général de l’époque . Clairement l’idée était que nous, les informaticiens avions réussi un formidable bluff : persuader le monde entier que la catastrophe était certaine, sauf bien sûr à rajouter des budgets, à mettre en place de gigantesques projets pour regarder dans les yeux toutes les applications avant le coup de gong.

Et puis, ce fatidique 1er janvier 2000, rien, ou presque ( il a bien dû y avoir des pépins mais plutôt une vaguelette qu’un tsunami).

Alors que s’est-il passé? Et si , pour une fois, nous avions justement tout bien fait? Mais comment, en l’absence du sinistre annoncé, en persuader l’opinion publique? Pile tu gagnes , face je perds.. Oh bien sûr on en a un peu profité pour faire le ménage, documenter, et même parfois se débarasser de vieux bouzins déclarés “non Y2K compatibles ” mais dans l’ensemble, oui, je pense que cela fut le plus beau projet informatique jamais mené ! et pour une fois dans les temps .

Tiens, ça me rappelle aussi les vaccins H1N1 , je ne sais pas pourquoi..

Allez une année qui commence par un gros bug ne peut pas être franchement mauvaise alors bonne année 2010!

Innovons, innovons!

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Dans une table ronde, se pose l’inévitable question : “Comment le DSI peut-il participer à l’innovation dans son entreprise?”

Vraiment? est-ce la queue qui remue le chien? Depuis plus de vingt ans , toutes les innovations majeures sont basées sur les technologies de l’information ( le web, le téléphone portable, le GPS..) ou bien nécessitent un support essentiel de l’informatique ( les nouveaux modèles d’affaires, la marketing un-vers-un, le flux tiré, la personnalisation des produits et services..).

Alors qui peut encore espérer innover en-dehors de l’informatique? La question devrait donc plutôt être : Que font nos entreprises pour impliquer leur direction informatique dans leur processus d’innovation?

J’entends encore des histoires du genre : “tiens cher DSI voici mon nouveau produit, mon nouveau service, il est tout prêt, la campagne commerciale est lancée, à toi de de te débrouiller pour le gèrer”.

Arrêtons de nous auto-flageller : réclamons notre place légitime dans le processus d’innovation  (pas la première mais sans doute pas loin..) et commençons par innover nous-mêmes, ce ne sont pas les occasions qui manquent en ce moment !

Service mal compris

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Equation simple : je vends de moins en moins de licences donc j’augmente la maintenance , de toutes façons les clients n’ont pas le choix :sortir de mes logiciels leur prendrait des années et leur coûterait un bras , ne plus être sous contrat de maintenance est trop risqué vu la qualité pourrie de mes produits donc en avant tondons tondons les moutons captifs.

On peut s’interroger sur le côté économique ( vous avez dit concurrence? ) et moral ( faire payer cher aux clients la non-qualité de ce que l’on leur vend) mais bon jusqu’ici le racket fonctionnait bien..

Mais ça renâcle .Les clients SAP ( en général de gros bâtiments et donc un budget conséquent ) veulent en avoir pour leur argent et qu’on leur prouve les bienfaits de ce service .Superbe initiative qui met l’éditeur au pied du mur ( qu’il semble avoir un peu de mal à grimper, d’ailleurs).

Et si cela devenait un standard du marché ? Messieurs les éditeurs expliquez-nous ce que ça nous rapporte à nous les clients de payer ces sommes ..gigantesques . Quelle part pour corriger vos propres erreurs? quelle autre pour financer vos futurs produits?quelles marges dont on murmure qu’elles sont énormes,  et enfin que reste-t-il pour le VRAI service clients?

Comment faire admettre à tous que la seule solution pour améliorer la qualité de nos logiciels est de faire payer les coupables?

Bein sûr chaque client isolé a peu de chances de se faire entendre en Allemagne ou pire encore en Californie alors longue vie aux associations et clubs qui peuvent porter la voix de tous : SUGEN, CIGREF,EuroCIO,AUFO…..

Utilisateurs de tous les pays , unissons-nous!

L’oeil et la main

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Trois sports, trois choix différents ;

Au football seul compte l’oeil hulain ( et d’un seul homme ).

Au rugby la vidéo peut être appelée en renfort.

Au tennis, en cas de litige, c’est bien le traitement numérique qui décide, et plus l’oeil humain.

Pour les anciens qui se souviennent des colères homériques de Mac Enroe, le progrès est sensible : autant la confiance dans le juge de ligne était parfois limitée et sujette à discussions animées, autant la décision du “hawk-eye” n’est jamais contestée ..

Et pourquoi parlons-nous de ceci dans ce blog? Eh bien nous avons là un très bon exemple de l’arrivée de la réalité augmentée, qui ne remplace pas notre vision biologique mais l’enrichit..et il n’est pas très difficile d’imaginer la suite .

L’oeil électronique qui analysera sans erreur possible si le ballon a passé la ligne d’essai et qui l’ a plaqué au sol au rugby.

Les capteurs qui signaleront le hors-jeu là aussi de façon indiscutable.

Bref l’arbitre numérique assistant indispensable ( et infaillible ) de l’arbitre humain qui éliminera l’erreur qui restera, comme le rire, le propre de l’homme.

Une bonne occasion pour les DSI d’imaginer les équivalents de ces arbitres numériques dans nos entreprises …

Mais, au fait, bien souvent n’est-ce pas le tableur Excel sorti tout chaud de nos systèmes de BI qui emporte la décision?

Un nuage dans la brume

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Premier grand évènement Google Entreprises à Londres le 22 octobre.

Baptisé Atmosphere , le thème en était l’annonciation du Cloud Computing comme mode optimal d’opération de nos systèmes d’information.

Google avait convoqué les ténors du secteur ( Amazon, SalesForce..et lui-même ) et quelques solistes de grand renom (Nicholas Carr pour qui finalement IT matters ..et réinventant l’analogie électrique à défaut du fil à couper le beurre) pour accompagner ce Te Deum.

Mais ni IBM, ni Microsoft, ni Oracle …

Ambiance fort sympathique quoique plus âgée et plus masculine que l’image de Google pourrait le laisser croire (costume-cravate 90%, femmes 5%..).

Que retenir de cette journée riche en messages divers ? La scalabilité immédiate mise en avant par Amazon? Le paiement à la consommation? La volonté de Salesforces de développer d’autres applications “Cloud” (finances..)? La révolution architecturale du client super-léger?

Plutôt les témoignages des premiers clients de Google Apps, reconnaissant des débuts difficiles (convaincre les assistantes de direction de migrer de Outlook et Office à Gmail et Docs semble être …. sensible ) et exhibant une satisfaction utilisateurs en forte hausse, une fois dépassée la période d’acclimatation.

Alors faut-il foncer dans le nuage?

En tout cas surveiller de près la météo ..

Mithridate informaticien?

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A l’issue de l’AG, un ancien mais toujours vivace analyste de notre communauté me fit remarquer que l’on ne parlait plus ou plus beaucoup de la qualité des logiciels fournis par nos chers éditeurs, sujet qui était il y a quelques années à l’ordre du jour de toutes les rencontres entre DSI .

La première explication est bien sûr que cette qualité a fait un bond phénoménal et que les nouvelles versions nous arrivent propres , immaculées , san reproche . Tous ceux qui ont expérimenté un tant soit peu les montées de versions majeures récentes ne peuvent que souscrire ..Bon, je plaisante , et la situation n’est , au mieux, pas meilleure .

La véritable raison est que tout le  monde s’est habitué à la médiocrité . La qualité déplorable du logiciel est vécue comme un mal nécessaire , une fatalité devant laquelle nous sommes impuissants .

Et nous avons mis en place les pauvres palliatifs qui nous permettent de survivre : hot-lines, niveaux de résoluion, groupes de maintenance applicative.. et les budgets correspondants qui , surtout en cette période de vaches maigres , bouffent les investissements si nécessaires pour relancer l’innovation.

Curieux, dans un monde où tout industriel doit passer un nombre invraisemblable de tests et de certifications avant de lancer le moindre produit sur le marché (aliementaire, automobile, aéronautique, pharmacie..) que personne ne demande rien à l’industrie logicielle et que déboulent sur le marché des machins pleins de défauts, d’erreurs ..qui peuvent mettre en péril la vie de nos entreprises.

Bien sûr, on nous rétorquera que le client a la responsabilité de ses choix et que si ça ne lui plait pas  il peut aller voir ailleurs .

Sauf que bien souvent le choix n’en est pas un ( changer d’ERP, st-ce un choix envisageable pour une grande entreprise?) et que , encore une fois, des tomates aux avions, les autorités de régulation ne laissent pas le choix au client d’acheter des produits ne respectant pas les normes ..

On peut rêver … d’un Office du Logiciel qui ne délivrerait d’autorisation de mise sur le marché qu’après un contrôle qualité drastique … finis les bugs, éradiqués les coûts de maintenance ,place à une informatique 100% fiable ..on peut rêver

En attendant jour après jour nous continuons à boire le poison de la mauvaise qualité, de l’approximation, de la position peu enviable du toujours coupable!

Dans le courant d’une onde pure

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Onde pure …Clearstream… ce bon La Fontaine avait tout vu, à chacun de choisir qui est le loup et qui l’agneau, sans oublier le “si ce n’est toi c’est donc ton frère”.

Cette affaire nous intéresse nous, informaticiens car à la base il y a ce fameux listing ( en réalité une feuille Excel ) falsifié .Personne n’y aurait cru si la liste avait été manuscrite, mais là ça sort d’un ordinateur donc c’est à priori vrai..

Fabuleux exemple du mensonge le plus répandu en ce siècle : le mensonge par tableur, si crédible, si sérieux.. On peut en rire mais, franchement, dans nos belles entreprises, sommes-nous à l’abri ? Combien de décisions prises sur la foi d’une belle présentation powerpoint intégrant de splendides feuilles de calcul sans remettre en doute les chiffres sortis pour l’essentiel du cerveau du directeur financier ou du contrôleur de gestion.

Car si les informations sorties de nos systèmes de gestion sont relativement sécurisées ( audit trail et tout ça) elles sont après manipulées par des procédures ad-hoc sans aucun contrôle ..

Alors faudra-t-il certifier les quelques millers de feuilles Excel qui rendent l’information brute présentable et “belle”? pas simple..mais en attendant nous ne sommes pas à l’abri de petites affaires Clearstream internes …

Et puis, il y a déjà des victimes collatérales de Clearstream : l’informatique ( pas fiable : la preuve..) et les informaticiens, un des personnages étant présenté par la presse comme un informaticien génial.

Vraiment, pour ajouter des lignes sur un tableur, quel génie!

Et si c’est bien l’image que se fait la grande presse de l’informaticien génial, comment nous voient-ils, nous , les pas géniaux ?

Bon, finalement j’ai trouvé qui sont les agneaux (le buveur, ses frères et ses cousins) : c’est nous!

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