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Sois sage ô mon dollar..

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Donc si on regarde le prix de l’Ipad, le dollar Apple vaut 1,1€ soit 43% de plus que le cours du marché ! A l’heure de la globalisation, du commerce sans frontières sur le web, bizarre, non? Normalement personne ne devrait acheter ce truc en Europe à moins que…. à moins qu’il y ait bien toujours des frontières et des protections du genre ventes liées, standards incompatibles, blocage de certaines fonctions..

Enfin, si cela ne concerne que les particuliers, après tout c’est leur argent , s’ils acceptent de se faire tondre tant pis pour eux .

Mais pour les entreprises c’est plus grave : vu le coût toujours croissant de ces technologies, si une entreprise européenne paie 40% plus cher que sa concurrente américaine, luttons-nous toujours à armes égales?

D’ailleurs cela ne date pas d’hier : je me souviens avoir râlé sur cette parité auprès du grand chef d’un éditeur et j’avais apprécié la réponse du genre: on a beaucoup de coûts aux US ( tu parles !plutôt en Inde..) et si la tendance s’inverse nous n’augmenterons pas le coût des licences ( lol!).

Et que fait l’union européenne ? laissons faire le marché dit-elle ….comme s’il y avait un marché!

Ha Ha! Dodo Pipi

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Eh bien oui il m’arrive de bégayer mais je ne suis pas tout seul à en juger par le nombre de lois tentant vainement de règlementer le monde numérique.

Aux dernières nouvelles cette loi Hadopi2 va donc ………développer le piratage, ce qui semblait assez évident dès le début mais c’est bien de le voir écrit dans la presse grand public.Et si les politiques avaient pris la peine de se renseigner auprès des informaticiens ils l’auraient su plus tôt . Mais mieux vaut se tromper tout seul que d’avoir raison avec d’autres, non?

La bonne nouvelle c’est qu’à lire ce qui est prévu comme mécanisme de contrôle, ça va relancer l’industrie informatique en France car la gestion de cette usine à gaz va mobiliser plein plein de ressources!

Et puis, pourquoi chasser le petit poisson et laisser courir les gros requins ? Si vraiment on veut réglementer ce monde numérique ( et pas virtuel du tout, j’insiste ) il y a sans doute des sujets plus urgents et portant sur des sommes colossales ( et pouvant incidemment obérer la compétitivité des entreprises françaises ).

Tiens , au hasard , les tarifs exorbitants de maintenance forcée réclamés par “les grands éditeurs” . Ne pourrait-on obliger à ouvrir cette maintenance au marché? Non , ne me faites pas dire que c’est du racket, juste une gestion très optimisée dans un contexte peu concurrentiel.

A la vérité ce que nous prouve encore une fois cette loi est notre incapacité à penser le monde numérique différemment de ce que nous avons connu dans notre monde traditionnel ( mais pas éternel : le droit d’auteur n’a que deux cents quarante ans) et pourtant il existe une industrie qui nous montre la voie : le logiciel libre. Modèle d’affaires certes imparfait mais qui est la tentative la plus aboutie d’adapter nos règles au monde numérique.

Alors attendons Hadopi 3 et, s’il vous plait, demandez à ceux et celles qui ont construit ce monde, on gagnera du temps!

Rétro mais pas trop

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Petit-déj d’anciens combattants (numériques! ) ce matin et constat amer : pourquoi les problèmes que nous rencontrions dans cet âge glaciaire ( les années 80 ) sont-ils toujours là?

D’abord, pondérons par l’effet “vieux con” toujours possible : nostalgie de la jeunesse, manque de prise sur le réel ( le niveau baisse, c’était mieux avant..) .

Evidemment la technologie n’a plus rien à voir avec ce moyen-âge..

Mais pour tout le reste , disons la gouvernance des systèmes ( l’alignement stratégique, la conduite des grands projets, la qualité des logiciels, l’abaissement des coûts de production… ) avons-nous vraiment progressé?

Comparé aux industries dites adultes ( automobile, hardware, agro-alimentaire, pharma …) c’est vraiment pas terrible .

Alors pourquoi? Après tant d’efforts, après 30 ans de créativité, de méthodes, d’études, de superbe matière grise, de budgets de plus en plus lourds, pourquoi notre informatique d’entreprise fait-elle au fond si peu de progrès?

Sans doute les spécialistes trouveront plein de raisons différentes ..la complexité des logiciels, la pression du marketing des fournisseurs, la position de quasi-monopole de certains, la sous-estimation systématique de la difficulté, les méthodes de spécification incompréhensibles….

Quant à moi, je suis toujours frappé par un fait majeur : la sous-estimation de l’importance de l’informatique dans la vie de nos entreprises et de notre société.

Depuis les sous-secrétariats à l’économie numérique ( euh, il y en a une autre ?) jusqu’au DSI relégué au niveau -3 de l’organigramme et sans pouvoir effectif sur les équipes rattachées aux métiers ou à la géographie, tout montre que notre métier est considéré bien souvent comme un mal nécessaire.

Tiens juste un chiffre : il y a en France plus d’informaticiens que d’agriculteurs … et regardez le pouvoir de lobbying politique de ces deux communautés !

Alors, oui c’est vrai, les vieux de la vielle de l’informatique sont un peu déçus: malgré les formidables progrès des technologies et le fait que toute notre société est entièrement dépendante de l’informatique, nous ne jouons toujours pas dans la cour des grands.

Ce sera le boulot des informaticiens de la génération Y!

La guerre éditeurs-utilisateurs : un mort.

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Et la première victime est : Léo Apotheker.

Résumons pour ceux qui n’auraient pas suivi la série .

Acte 1 : SAP, se croyant invulnérable ( rappelons-le que sortir de SAP est plus cher que d’y entrer )  annonce une augmentation délirante de ses tarifs de maintenance : puisque les clients sont captifs , pourquoi se gêner?

Acte 2 : les organisations d’utilisateurs ( USF,SUGEN,CIGREF,EuroCIO…) évidemment pas consultées comme d’hab, hurlent, menacent d’actions légales ou autres, bref refusent de se laisser tondre ( si les moutons se rebiffent où va-t-on?)

Acte 3 : SAP entame une série de replis stratégiques ( on n’ augmente pas les clients allemands, on négocie de très vagues critères de performance, on propose du service à deux vitesses ) qui augmente le malaise

Acte 4 : Le PDG tombe au champ d’honneur

Pas de morale dans cette histoire mais au moins deux leçons :

La première étant qu’une réponse coordonnée des clients peut faire plier un fournisseur aussi arrogant soit-il.. encore faut-il que ces clients soient organisés et solidaires!

La seconde est qu’un PDG ne doit pas négliger le dialogue avec ses clients ….quelqu’un peut-il passer le message à Larry?

D’où viennent les nuages?

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Plus un jour sans que l’on ne parle du Cloud alors pourquoi en rajouter dans ce blog?

On a tout dit ou presque sur le technologies qui rendent le Cloud possible et sans doute viable économiquement mais je ne vois pas grand-chose sur une tendance historique de fond qui est à la base même de son succès futur.

Standardisation est un peu confus , je préfère parler de la prise de conscience des besoins commusn.

Au début, chaque entreprise voyait ses besoins comme spécifiques et j’ai moi-même développé une comptabilité et une paye spécifiques . Aujourd’hui , je pense que ce type de développement se fait rare . Il faut dire que nous, les informaticiens , essayons depuis des années de faire comprendre aux utilisateurs que, finalement, il vaut mieux se contenter d’un progiciel et accepter les petits manques logiciels plutôt que tout refaire soi-même ou, souvent pire, customiser à mort un progiciel existant!

Les anglo-saxons ont un terme pour cette réduction des ambitions : ‘good enough’ est mieux qu’un truc parfait qui ne voit jamais le jour et/ou finit par coûter très très cher .

Le cloud s’appuie sur ce changement de mentalité, lié à une réflexion sur la valeur pour l’entreprise . Quel avantage concurrentiel dans un système comptable? ou de paye?

Si le monde entier peut se contenter d’un ou deux moteurs de recherche ( vive la concurrence!) pourquoi ne pas imaginer deux logiciels de compta ou de gestion des forces de ventes, chacun avec une seule image et utilisés par des millions d’entreprises?

Pour nous, DSI, nous aurons à déterminer ce qui est vraiment différenciant : les logiciels métiers spécifiques dans leurs fonctionnalités, dans leur incarnation de la compétence spécifique de l’entreprise .. et tout le reste … dans le Cloud !

La météo est l’émission de télé la plus regardée, alors surveillons les nuages…

Les trois coups de la 3D

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Quoi de neuf au CES de Vegas?  De l’avis général la 3D et rien d’autre . L’industrie du loisir ( cinéma, TV..) développe toute la filière : les récepteurs, les lunettes, la production, la diffusion et nul doute que cela deviendra un standard dans les quelques années qui viennent .

Et pour nous? pour la vie en entreprise? Euh, pourquoi cette question? Ca ne peut servir à rien la 3D au travail, non?

Je me souviens des mêmes arguments pour ..la couleur ( rappelons à nos jeunes lecteurs que les premiers terminaux étaient monochromes ) qui était jugée complètement inutile en informatique d’entreprise.

Alors essayons quand même : la télé-présence, la navigation, la conception, la saisie d’informations spatiales…exemples d’applications qui seraient formidablement améliorées par une vraie 3D.. et j’en oublie certainement.

Mais pour l’instant, à ma connaissance, rien ne bouge, aucun projet de développer toute la chaîne 3D pour les applications professionnelles .

La conséquence est malheureusement prévisible : une fracture de plus en plus grande entre le monde numérique du consommateur et celui du travailleur .

Et une ringardisation de l’informatique d’entreprise qui sera vécue douloureusement par les informaticiens .

Alors à quand un grand programme “3D professionnelle” réunissant tous les acteurs ? Et profitant du grand emprunt? On peut rêver et en attendant allons voir Avatar.

Enfin le bug de l’an 2000

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Il est arrivé ! Certes avec 10 ans de retard ,ce qui bat la plupart des projets informatiques mais enfin il est là le bug de l’an 2000 ( ou 2010 ?) avec le blocage de dizaines de millions de cartes bancaires en Allemagne, comme quoi les Cassandre avaint bien raison !

Je ne sais pas pour vous mais moi, l’an 2000 m’ alaissé un goût un peu amer .Comme finalement rien de grave ne s’est produit j’ai senti comme un reproche de mon Directeur Général de l’époque . Clairement l’idée était que nous, les informaticiens avions réussi un formidable bluff : persuader le monde entier que la catastrophe était certaine, sauf bien sûr à rajouter des budgets, à mettre en place de gigantesques projets pour regarder dans les yeux toutes les applications avant le coup de gong.

Et puis, ce fatidique 1er janvier 2000, rien, ou presque ( il a bien dû y avoir des pépins mais plutôt une vaguelette qu’un tsunami).

Alors que s’est-il passé? Et si , pour une fois, nous avions justement tout bien fait? Mais comment, en l’absence du sinistre annoncé, en persuader l’opinion publique? Pile tu gagnes , face je perds.. Oh bien sûr on en a un peu profité pour faire le ménage, documenter, et même parfois se débarasser de vieux bouzins déclarés “non Y2K compatibles ” mais dans l’ensemble, oui, je pense que cela fut le plus beau projet informatique jamais mené ! et pour une fois dans les temps .

Tiens, ça me rappelle aussi les vaccins H1N1 , je ne sais pas pourquoi..

Allez une année qui commence par un gros bug ne peut pas être franchement mauvaise alors bonne année 2010!

Innovons, innovons!

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Dans une table ronde, se pose l’inévitable question : “Comment le DSI peut-il participer à l’innovation dans son entreprise?”

Vraiment? est-ce la queue qui remue le chien? Depuis plus de vingt ans , toutes les innovations majeures sont basées sur les technologies de l’information ( le web, le téléphone portable, le GPS..) ou bien nécessitent un support essentiel de l’informatique ( les nouveaux modèles d’affaires, la marketing un-vers-un, le flux tiré, la personnalisation des produits et services..).

Alors qui peut encore espérer innover en-dehors de l’informatique? La question devrait donc plutôt être : Que font nos entreprises pour impliquer leur direction informatique dans leur processus d’innovation?

J’entends encore des histoires du genre : “tiens cher DSI voici mon nouveau produit, mon nouveau service, il est tout prêt, la campagne commerciale est lancée, à toi de de te débrouiller pour le gèrer”.

Arrêtons de nous auto-flageller : réclamons notre place légitime dans le processus d’innovation  (pas la première mais sans doute pas loin..) et commençons par innover nous-mêmes, ce ne sont pas les occasions qui manquent en ce moment !

Service mal compris

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Equation simple : je vends de moins en moins de licences donc j’augmente la maintenance , de toutes façons les clients n’ont pas le choix :sortir de mes logiciels leur prendrait des années et leur coûterait un bras , ne plus être sous contrat de maintenance est trop risqué vu la qualité pourrie de mes produits donc en avant tondons tondons les moutons captifs.

On peut s’interroger sur le côté économique ( vous avez dit concurrence? ) et moral ( faire payer cher aux clients la non-qualité de ce que l’on leur vend) mais bon jusqu’ici le racket fonctionnait bien..

Mais ça renâcle .Les clients SAP ( en général de gros bâtiments et donc un budget conséquent ) veulent en avoir pour leur argent et qu’on leur prouve les bienfaits de ce service .Superbe initiative qui met l’éditeur au pied du mur ( qu’il semble avoir un peu de mal à grimper, d’ailleurs).

Et si cela devenait un standard du marché ? Messieurs les éditeurs expliquez-nous ce que ça nous rapporte à nous les clients de payer ces sommes ..gigantesques . Quelle part pour corriger vos propres erreurs? quelle autre pour financer vos futurs produits?quelles marges dont on murmure qu’elles sont énormes,  et enfin que reste-t-il pour le VRAI service clients?

Comment faire admettre à tous que la seule solution pour améliorer la qualité de nos logiciels est de faire payer les coupables?

Bein sûr chaque client isolé a peu de chances de se faire entendre en Allemagne ou pire encore en Californie alors longue vie aux associations et clubs qui peuvent porter la voix de tous : SUGEN, CIGREF,EuroCIO,AUFO…..

Utilisateurs de tous les pays , unissons-nous!

L’oeil et la main

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Trois sports, trois choix différents ;

Au football seul compte l’oeil humain ( et d’un seul homme ).

Au rugby la vidéo peut être appelée en renfort.

Au tennis, en cas de litige, c’est bien le traitement numérique qui décide, et plus l’oeil humain.

Pour les anciens qui se souviennent des colères homériques de Mac Enroe, le progrès est sensible : autant la confiance dans le juge de ligne était parfois limitée et sujette à discussions animées, autant la décision du “hawk-eye” n’est jamais contestée ..

Et pourquoi parlons-nous de ceci dans ce blog? Eh bien nous avons là un très bon exemple de l’arrivée de la réalité augmentée, qui ne remplace pas notre vision biologique mais l’enrichit..et il n’est pas très difficile d’imaginer la suite .

L’oeil électronique qui analysera sans erreur possible si le ballon a passé la ligne d’essai et qui l’ a plaqué au sol au rugby.

Les capteurs qui signaleront le hors-jeu là aussi de façon indiscutable.

Bref l’arbitre numérique assistant indispensable ( et infaillible ) de l’arbitre humain qui éliminera l’erreur qui restera, comme le rire, le propre de l’homme.

Une bonne occasion pour les DSI d’imaginer les équivalents de ces arbitres numériques dans nos entreprises …

Mais, au fait, bien souvent n’est-ce pas le tableur Excel sorti tout chaud de nos systèmes de BI qui emporte la décision?

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