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Un nuage dans la brume

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Premier grand évènement Google Entreprises à Londres le 22 octobre.

Baptisé Atmosphere , le thème en était l’annonciation du Cloud Computing comme mode optimal d’opération de nos systèmes d’information.

Google avait convoqué les ténors du secteur ( Amazon, SalesForce..et lui-même ) et quelques solistes de grand renom (Nicholas Carr pour qui finalement IT matters ..et réinventant l’analogie électrique à défaut du fil à couper le beurre) pour accompagner ce Te Deum.

Mais ni IBM, ni Microsoft, ni Oracle …

Ambiance fort sympathique quoique plus âgée et plus masculine que l’image de Google pourrait le laisser croire (costume-cravate 90%, femmes 5%..).

Que retenir de cette journée riche en messages divers ? La scalabilité immédiate mise en avant par Amazon? Le paiement à la consommation? La volonté de Salesforces de développer d’autres applications “Cloud” (finances..)? La révolution architecturale du client super-léger?

Plutôt les témoignages des premiers clients de Google Apps, reconnaissant des débuts difficiles (convaincre les assistantes de direction de migrer de Outlook et Office à Gmail et Docs semble être …. sensible ) et exhibant une satisfaction utilisateurs en forte hausse, une fois dépassée la période d’acclimatation.

Alors faut-il foncer dans le nuage?

En tout cas surveiller de près la météo ..

Mithridate informaticien?

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A l’issue de l’AG, un ancien mais toujours vivace analyste de notre communauté me fit remarquer que l’on ne parlait plus ou plus beaucoup de la qualité des logiciels fournis par nos chers éditeurs, sujet qui était il y a quelques années à l’ordre du jour de toutes les rencontres entre DSI .

La première explication est bien sûr que cette qualité a fait un bond phénoménal et que les nouvelles versions nous arrivent propres , immaculées , san reproche . Tous ceux qui ont expérimenté un tant soit peu les montées de versions majeures récentes ne peuvent que souscrire ..Bon, je plaisante , et la situation n’est , au mieux, pas meilleure .

La véritable raison est que tout le  monde s’est habitué à la médiocrité . La qualité déplorable du logiciel est vécue comme un mal nécessaire , une fatalité devant laquelle nous sommes impuissants .

Et nous avons mis en place les pauvres palliatifs qui nous permettent de survivre : hot-lines, niveaux de résoluion, groupes de maintenance applicative.. et les budgets correspondants qui , surtout en cette période de vaches maigres , bouffent les investissements si nécessaires pour relancer l’innovation.

Curieux, dans un monde où tout industriel doit passer un nombre invraisemblable de tests et de certifications avant de lancer le moindre produit sur le marché (aliementaire, automobile, aéronautique, pharmacie..) que personne ne demande rien à l’industrie logicielle et que déboulent sur le marché des machins pleins de défauts, d’erreurs ..qui peuvent mettre en péril la vie de nos entreprises.

Bien sûr, on nous rétorquera que le client a la responsabilité de ses choix et que si ça ne lui plait pas  il peut aller voir ailleurs .

Sauf que bien souvent le choix n’en est pas un ( changer d’ERP, st-ce un choix envisageable pour une grande entreprise?) et que , encore une fois, des tomates aux avions, les autorités de régulation ne laissent pas le choix au client d’acheter des produits ne respectant pas les normes ..

On peut rêver … d’un Office du Logiciel qui ne délivrerait d’autorisation de mise sur le marché qu’après un contrôle qualité drastique … finis les bugs, éradiqués les coûts de maintenance ,place à une informatique 100% fiable ..on peut rêver

En attendant jour après jour nous continuons à boire le poison de la mauvaise qualité, de l’approximation, de la position peu enviable du toujours coupable!