Mithridate informaticien?
octobre 12, 2009 10:51 Non classéA l’issue de l’AG, un ancien mais toujours vivace analyste de notre communauté me fit remarquer que l’on ne parlait plus ou plus beaucoup de la qualité des logiciels fournis par nos chers éditeurs, sujet qui était il y a quelques années à l’ordre du jour de toutes les rencontres entre DSI .
La première explication est bien sûr que cette qualité a fait un bond phénoménal et que les nouvelles versions nous arrivent propres , immaculées , san reproche . Tous ceux qui ont expérimenté un tant soit peu les montées de versions majeures récentes ne peuvent que souscrire ..Bon, je plaisante , et la situation n’est , au mieux, pas meilleure .
La véritable raison est que tout le  monde s’est habitué à la médiocrité . La qualité déplorable du logiciel est vécue comme un mal nécessaire , une fatalité devant laquelle nous sommes impuissants .
Et nous avons mis en place les pauvres palliatifs qui nous permettent de survivre : hot-lines, niveaux de résoluion, groupes de maintenance applicative.. et les budgets correspondants qui , surtout en cette période de vaches maigres , bouffent les investissements si nécessaires pour relancer l’innovation.
Curieux, dans un monde où tout industriel doit passer un nombre invraisemblable de tests et de certifications avant de lancer le moindre produit sur le marché (aliementaire, automobile, aéronautique, pharmacie..) que personne ne demande rien à l’industrie logicielle et que déboulent sur le marché des machins pleins de défauts, d’erreurs ..qui peuvent mettre en péril la vie de nos entreprises.
Bien sûr, on nous rétorquera que le client a la responsabilité de ses choix et que si ça ne lui plait pas  il peut aller voir ailleurs .
Sauf que bien souvent le choix n’en est pas un ( changer d’ERP, st-ce un choix envisageable pour une grande entreprise?) et que , encore une fois, des tomates aux avions, les autorités de régulation ne laissent pas le choix au client d’acheter des produits ne respectant pas les normes ..
On peut rêver … d’un Office du Logiciel qui ne délivrerait d’autorisation de mise sur le marché qu’après un contrôle qualité drastique … finis les bugs, éradiqués les coûts de maintenance ,place à une informatique 100% fiable ..on peut rêver
En attendant jour après jour nous continuons à boire le poison de la mauvaise qualité, de l’approximation, de la position peu enviable du toujours coupable!

octobre 12th, 2009 at 14:00
Vous avez raison, mais uniquement pour les logiciels commerciaux.
Les logiciels libres ne fonctionnant pas sur cette logique commerciale, que pourrait faire un tel Office du Logiciel?