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Rétro mais pas trop

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Petit-déj d’anciens combattants (numériques! ) ce matin et constat amer : pourquoi les problèmes que nous rencontrions dans cet âge glaciaire ( les années 80 ) sont-ils toujours là?

D’abord, pondérons par l’effet “vieux con” toujours possible : nostalgie de la jeunesse, manque de prise sur le réel ( le niveau baisse, c’était mieux avant..) .

Evidemment la technologie n’a plus rien à voir avec ce moyen-âge..

Mais pour tout le reste , disons la gouvernance des systèmes ( l’alignement stratégique, la conduite des grands projets, la qualité des logiciels, l’abaissement des coûts de production… ) avons-nous vraiment progressé?

Comparé aux industries dites adultes ( automobile, hardware, agro-alimentaire, pharma …) c’est vraiment pas terrible .

Alors pourquoi? Après tant d’efforts, après 30 ans de créativité, de méthodes, d’études, de superbe matière grise, de budgets de plus en plus lourds, pourquoi notre informatique d’entreprise fait-elle au fond si peu de progrès?

Sans doute les spécialistes trouveront plein de raisons différentes ..la complexité des logiciels, la pression du marketing des fournisseurs, la position de quasi-monopole de certains, la sous-estimation systématique de la difficulté, les méthodes de spécification incompréhensibles….

Quant à moi, je suis toujours frappé par un fait majeur : la sous-estimation de l’importance de l’informatique dans la vie de nos entreprises et de notre société.

Depuis les sous-secrétariats à l’économie numérique ( euh, il y en a une autre ?) jusqu’au DSI relégué au niveau -3 de l’organigramme et sans pouvoir effectif sur les équipes rattachées aux métiers ou à la géographie, tout montre que notre métier est considéré bien souvent comme un mal nécessaire.

Tiens juste un chiffre : il y a en France plus d’informaticiens que d’agriculteurs … et regardez le pouvoir de lobbying politique de ces deux communautés !

Alors, oui c’est vrai, les vieux de la vielle de l’informatique sont un peu déçus: malgré les formidables progrès des technologies et le fait que toute notre société est entièrement dépendante de l’informatique, nous ne jouons toujours pas dans la cour des grands.

Ce sera le boulot des informaticiens de la génération Y!