Rétro mais pas trop
février 16, 2010 12:26 Non classéPetit-déj d’anciens combattants (numériques! ) ce matin et constat amer : pourquoi les problèmes que nous rencontrions dans cet âge glaciaire ( les années 80 ) sont-ils toujours là ?
D’abord, pondérons par l’effet “vieux con” toujours possible : nostalgie de la jeunesse, manque de prise sur le réel ( le niveau baisse, c’était mieux avant..) .
Evidemment la technologie n’a plus rien à voir avec ce moyen-âge..
Mais pour tout le reste , disons la gouvernance des systèmes ( l’alignement stratégique, la conduite des grands projets, la qualité des logiciels, l’abaissement des coûts de production… ) avons-nous vraiment progressé?
Comparé aux industries dites adultes ( automobile, hardware, agro-alimentaire, pharma …) c’est vraiment pas terrible .
Alors pourquoi? Après tant d’efforts, après 30 ans de créativité, de méthodes, d’études, de superbe matière grise, de budgets de plus en plus lourds, pourquoi notre informatique d’entreprise fait-elle au fond si peu de progrès?
Sans doute les spécialistes trouveront plein de raisons différentes ..la complexité des logiciels, la pression du marketing des fournisseurs, la position de quasi-monopole de certains, la sous-estimation systématique de la difficulté, les méthodes de spécification incompréhensibles….
Quant à moi, je suis toujours frappé par un fait majeur : la sous-estimation de l’importance de l’informatique dans la vie de nos entreprises et de notre société.
Depuis les sous-secrétariats à l’économie numérique ( euh, il y en a une autre ?) jusqu’au DSI relégué au niveau -3 de l’organigramme et sans pouvoir effectif sur les équipes rattachées aux métiers ou à la géographie, tout montre que notre métier est considéré bien souvent comme un mal nécessaire.
Tiens juste un chiffre : il y a en France plus d’informaticiens que d’agriculteurs … et regardez le pouvoir de lobbying politique de ces deux communautés !
Alors, oui c’est vrai, les vieux de la vielle de l’informatique sont un peu déçus: malgré les formidables progrès des technologies et le fait que toute notre société est entièrement dépendante de l’informatique, nous ne jouons toujours pas dans la cour des grands.
Ce sera le boulot des informaticiens de la génération Y!

février 17th, 2010 at 14:17
l’un des explications provient du manque d’importance pour l’informatique de la bonne maitrise des processus qui sont le lieu par excellence du traitement de l’information. Le gartner indique pour 2010 la maitrise des processus métiers est l’enjeu N°1 des DSI. espérons que cela sera le cas et que l’on verra émerger un plus grand nombre de référentiel sur des SGBD consolidant l’ensemble des composant d’une organisation le processus étant au centre. Les entreprises qui gagnent ont avancé dans ce sens avec u véritable “business BPM” et celles qui gagneront auront placé cette priorité en N°1. Les DSI peuvent être moteur a eu de jouer en apportant leur expertise en technical BPM et le liant au “Business BPM”
avril 30th, 2010 at 22:42
Dans le contexte PME l’informatique c’est d’abord des coûts de matériels, de licences et de maintenance. Et je ne parle pas des projet de développement! Là il faut passer une semaine pour développer un pilote parfaitement fonctionnel pour répondre à un besoin exprimé il y a des lustres. Autrement dit développer le produit fini pour avant-hier.
Alors oui, dans ce contexte, et tant que l’IT/IS ne seront vu que sous l’angle comptable des charges, l’informatique ne risque pas d’évoluer !